Tony TIXIER pianist composer


Tony Tixier
Septembre 2013 Paris 18ème
Romane Olmedo, Bastien Claverie & Chloé Péluard
musique : Tony Tixier

 

Niché dans le 18ième arrondissement de Paris, également appelé « l’arrondissement des buttes Montmartre », nous suivons Tony jusqu’à la porte du Bab-Ilo, rue du Baigneur. Bab-Ilo, ou dérivé de Bab-Ili (porte du Dieu), fut le nom de la fameuse ville de Babylone, sous le règne de la population akkadienne, aux environs de 2200 av JC. Outre son nom, le Bab-Ilo est surtout un lieu unique, empli de gens de divers horizons, un lieu qui appartient à ceux qui l’animent : des expositions itinérantes arpentant ses murs, aux joueurs d’échecs, en passant par les musiciens, poètes, hommes d’affaires...tous s’y retrouvent et forment un étrange  mélange diversifié et éclectique. C’est au sein de cette grande famille, à l’élan toujours créatif, que Tony s’y sent comme chez lui, un lieu qui ne cesse de l’inspirer, qui l’enrichit, où le Jazz ne joue pas les snobs et s’exprime de manière naturelle.Mais avant de se tourner vers le Jazz, Tony suivit une solide formation de piano classique. Accompagné par son frère jumeau, son éveil musical commença au conservatoire dés l’âge de 4 ans, pour ensuite se focaliser sur la maîtrise du piano classique jusqu’à ses 18 ans ; il développera ainsi ses talents de compositions dans de nombreuses pièces classiques. D’un naturel curieux, il découvrit le Jazz aux alentours de ses 14 ans, et s’y plongea totalement par la suite. Tout en continuant en parallèle la musique classique, son insatiable appétit de découvertes, de rencontres, de nouveautés, l’emmènera même jusqu’au États-Unis, où il peaufinera son style classique propre, précis, et touchant à la fois. Dans sa musique Tony ne cesse de se réinventer, de se remettre en question, de continuer à apprendre, afin de développer son univers artistique. Sa musique lui permet de s’exprimer et de transmettre aux autres. Toujours en quête de ce qui le touche vraiment, son univers sonore il l’écrit avec « ce qu’il entend », « ce qui le touche » et « ce qui l’intéresse ». Il exprime ainsi par des notes, des sons, des harmonies, son monde intérieur émotionnel et sa musique en devient comme le « prolongement de son âme ». Mais ce qui reste le plus important pour Tony, là où la musique prend tout son noble sens, c’est lorsque l’on n’arrive plus à discerner les différents changements d’accords par exemple, et qu’on se laisse tout simplement entraîner par elle, dans l’univers qu’elle nous a créé. Sa libération totale en tant qu’artiste, ce vers quoi il tend, c’est transporter l’autre vers un au-delà, une autre réalité et ainsi le faire accéder au bonheur suprême d’oublier l’espace-temps où il demeure, l’instant d’une mélodie. En plus d’être un grand pianiste compositeur, ne serait-il pas un philosophe également ?

Laura Espinosa